Qu’est-ce que le Web 2.0?

Le « Web 2.0 » désigne la vision du web qui inclut le concept de réseau d’usagers à tout les niveaux;

  • la collaboration communautaire entre utilisateurs et concepteurs
  • le design axé sur l’utilisateur et ce qu’il apporte
  • l’importance des données et de leur circulation

Une révolution?

Bien que le terme pourrait laisser croire à une révolution technologique, il s’agit plutôt d’une évolution de plusieurs facteurs et technologies autrefois inaccessibles. Youtube est un bon exemple de ce phénomène. La diffusion vidéo sur le net n’est pas nouvelle, mais la prolifération d’appareils capable de filmer et l’augmentation de la bande passante le sont. Sans ces technologies, une telle idée ne pouvait pas se concrétiser.

On ne peut donc pas comprendre le sens du web 2.0 si on se limite uniquement à l’aspect informatique et technique de l’Internet. Il est évident que l’évolution technologique explique en grande partie ce phénomène, mais ce qui est important c’est la révolution sociale  qui peut maintenant se produire dans un contexte technologique capable de la porter.

Les outils de communication bouleversent ce que l’on considérait jusqu’à aujourd’hui des axiomes, comme par exemple, le pouvoir médiatique sur le monde journalistique ou la difficulté du citoyen moyen à s’organiser et d’entrer en contact avec d’autres personnes partageant sa situation. Ce même citoyen pouvait difficilement se faire entendre sans l’appui de grandes organisations prêtent à assumer les frais que suppose la promotion d’une idée ou la publication d’un message.

Quels sont les porte-étendards actuels de ce paradigme?

Plusieurs de ces sites prolifèrent et les plus connus d’entre eux sont souvent discutés dans les médias classiques. Ce domaine en ébullition est pour le moment très difficile à classer. Voici tout de même certaines grandes tendances accompagnées de quelques exemples.

  • Les réseaux sociaux (MySpace, Facebook et LinkedIn) sur lesquels les utilisateurs entrent en contact, entretiennent des relations et partagent de l’information relative à leur vie personnelle ou professionnelle.
  • Les sites de partage médias ( Youtube, Dailymotion, Vimeo, Flickr et Metacafe) qui permettent à tous de partager très facilement leur propre contenu multimédia.
  • Les applications de collaboration en ligne comme GoogleDocs et bientôt GoogleWave qui remettent en question l’utilité du bureau physique en créant des espaces de travail virtuels.
  • Les wikis représentés par le célèbre site Wikipedia ou d’autres plus spécifiques tel EVEwiki (une encyclopédie sur le jeu Eve Online) ou Wookieepedia (une encyclopédie sur l’univers de Star Wars) qui rendent le savoir accessible et assurent la cohérence entre leur contenu et la réalité grâce à la participation des internautes.
  • Les millions de blogs (WordPress, MovableType et Blogger) ainsi que le microblogging avec Twitter qui permettent de diffuser en temps réel des textes sans l’intermédiaire d’un éditeur.

Pourquoi marquer une étape dans le développement du web?

La différence entre l’étape 1.0 et 2.0 du web est donc une augmentation considérable de la participation de l’utilisateur à la création et la diffusion de contenu. Bien que le web ait toujours été une plateforme permettant à n’importe qui de pouvoir publier de l’information, il y avait quand même une frontière claire entre la publication et la consultation de l’information, comme si tous avaient maintenant la possibilité de produire une émission de télévision, mais que l’on était toujours limité dans un cadre diffuseur-spectateur.

Cette frontière est aujourd’hui grise, voire complètement obsolète. Comment définir un utilisateur de Facebook qui consulte la page d’une célébrité et y entame une discussion sur la possibilité d’un nouvel album? Est-il un consommateur ou un diffuseur de contenu? Il est dorénavant les deux, le dialogue a pris la place du monologue. Le producteur de contenu d’autrefois est dorénavant un fournisseur de plateforme  sur laquelle les internautes peuvent créer ou consulter le contenu qui leur importe.

Une mode ou une nouvelle réalité?

Bien que tout ce qui touche au web soit souvent associé à une révolution grandiose, les faits nous montrent plutôt que ce domaine est souvent le théâtre de modes passagères qui ne passent pas l’épreuve du temps et de la réalité. Cependant les concepts du Web 2.0 semblent là pour rester.  Le nombre d’utilisateurs, la concrétisation des idées dans des applications réelles et la logique financière des acteurs impliqués (en comparaison avec les plans d’affaires de la DotCom Bubble qui n’étaient souvent rien de plus que d’ajouter « on the internet! » à un concept déjà existant ) laissent supposer un changement bien implanté.

Tiré d’un travail dans le cadre du cours Technologies de l’information et relations publiques