Les cartels, c’est lait.

laits

Un seul est à la fois délicieux et pas cher!

Le marché du lait est lourdement contrôlé par l’UPA (Union des producteurs agricoles) et le MAPAQ (Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec). Les quantités, les procédures, les transactions et les prix sont fixés par une agence gouvernementale. Il s’agit tout simplement d’un cartel appuyé et justifié par la puissance de l’État. Comme un syndicat, la conformité n’est pas sur une base volontaire. Il est carrément illégal de faire autre chose que ce qui est décidé par la RMAAQ (Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec). Un groupe de 42 fonctionnaires qui ont le pouvoir de vie ou de mort sur une énorme proportion de l’industrie agricole de la province.

Vous ne pouvez pas vendre de lait non pasteurisé à un client parfaitement au courant de ce qu’il achète. Vous devez jeter aux égouts le lait produit en surplus de vos quotas, car vous n’avez pas le droit de l’écouler. Vous ne pouvez pas vendre du lait directement du producteur laitier à l’entreprise de transformation sans d’abord passer par un grossiste de lait. Vous ne pouvez vendre vos produits à un prix non approuvé.

Le litre de lait 1% au Québec est actuellement fixé à 1.37 $/L. Il est évident que laisser les gens libres de décider à quel prix vendre ou acheter du lait mènerait à l’affaissement total des régions rurales du Québec et mènerait possiblement à des manques de denrées dans les supermarchés, mon représentant local de l’UPA me l’a juré.

Cependant, il est possible d’acheter du lait sous ce prix, et il vient avec plus de goût en prime! Le contenant d’un litre de lait au chocolat dans les magasins Couche-Tard se vend actuellement 0.99$ et Provigo offre le contenant de deux litres à 1.99$. La régie permet de vendre un produit à un prix supérieur à son plafond s’il s’agit d’un produit à valeur ajoutée, mais son prix minimum est immuable (selon l’information disponible sur leur site web). Je n’ai donc pas la moindre idée des raisons expliquant cette situation et honnêtement je n’ai pas vraiment envie d’appeler au ministère. D’un coup qu’ils ne s’en sont pas rendu compte, je ne veux pas être celui qui va faire remonter le prix de mon verre de lait au chocolat le matin!

Dépêchez-vous de faire des réserves et si vous avez l’explication à cette situation n’hésitez pas à nous en faire part. Mais ne le dites pas trop fort tout de même. Rappellez-vous que de vendre trop de lait à ce prix anéantirait les fermes québécoises.

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