Divorcer en se lançant des livres au lieu de la vaisselle
L’autonomie institutionnelle est désirée par deux types de directeurs : Ceux qui veulent la liberté d’action et ceux qui veulent diriger leur empire au lieu d’être un acteur d’un système plus grand.
La différence entre les deux vient de la capacité de la personne à rassembler les gens autour d’un projet d’avenir et d’être prêt à s’engager à sa réalisation. Il faut être prêt à affirmer son intention et de susciter l’intérêt des membres de l’institution. Et suite à l’annonce de Raymond Duchesne du 11 juin, je ne peux faire autrement que de constater que nous ne sommes pas devant cette situation.
Ma question était simple : « À quel point la Téluq est prête à brasser sa propre cabane pour redevenir une pionnière en matière de formation hors-campus ? », et sa réponse ? Bien, je cherche encore s’il y a eu une réponse. Derrière la langue de bois il n’y avait aucun engagement.
La Téluq a besoin d’une sérieuse mise à jour, les dernières années ont vu naitre une foule d’outils pédagogiques et communicationnels incroyables. La Télé-Université a manqué le bateau en gaspillant son énergie sur ses disputes internes. D’ici à ce qu’un plan de renouvellement soit mis en place, je ne peux faire autrement que de constater que fusion / défusion, c’est pas mal du pareil au même.
Qui de Corbo ou de Duchesne saura amener sur la table un projet ambitieux et innovant pour notre université ? Malgré tout ce qu’on peut reprocher au rapport Brossard, au moins c’est un pas vers autre chose que l’immobilisme. D’ici à ce que le projet de séparation ressemble à autre qu’une chicane de famille, je ne peux pas appuyer cette option.









