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Choisir les armes c’est gagner le duel

Le Katana, une façon très 1317 de blesser son ennemi.

Le Katana, une façon très 1317 de blesser son ennemi.

« Université du Crime » a été un mot clé de la dernière élection au Québec. Duceppes le répétant à tous les 3 phrases en parlant des projets de lois sur les jeunes contrevenants. C’est un brillant coup de communication, quand on contrôle les termes on contrôle le débat.

« Université du crime » colporte beaucoup plus de signification, d’idées et d’implication que « Lieu facilitant l’échange entre criminels ». On sort de la description pour entrer dans le jugement et l’intention. Une fois que c’est fait, il est pratiquement impossible d’en ressortir avec une autre position que celui qui arrive à dicter les termes. C’est démagogue, c’est crasse, et ça marche.

Je n’ai aucune idée comment les conservateurs auraient pus sortir de ce cul de sac, mais le Bloc a réussi à dominer la question en incluant sa conception des faits à même le matériel de discussion. En faisant cela, ils gagnent. Une prison est autant une université que de passer du temps avec un tireur de joint pour apprendre le métier est une université. Au mieux le terme « école » aurait été plus près de la situation réelle, mais l’expression a beaucoup moins de punch. Les faits ne sont pas l’important dans un tel contexte. C’est une question largement sentimentale qui se gagne ou se perd en fonction de l’émotion des gens. La réalité concrète n’a rien à voir avec le processus politique de prise de décisions.

Bien que je sois tout à fait d’accord avec la position bloquiste, ce genre de langage démagogique me laisse un goût amer. À quel point doit-on accepter le spin, même lorsque celui-ci sert à défendre la liberté?

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Consumerism and democratization

An artist who knew a lot about business reality.

What’s great about this country is that America started the tradition where the richest consumers buy essentially the same things as the poorest. You can be watching TV and see Coca Cola, and you know that the President drinks Coca Cola, Liz Taylor drinks Coca Cola, and just think, you can drink Coca Cola, too. A coke is a coke and no amount of money can get you a better coke than the one the bum on the corner is drinking. All the cokes are the same and all the cokes are good. Liz Taylor knows it, the President knows it, the bum knows it, and you know it.
– The Philosophy of Andy Warhol: (From A to B and Back Again), 1975

Try that in a agrarian society.

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Canada’s federal election 2008

Winter's my country.

Winter is my country.

I’ve just completed a 4-men-army (well, for the election part) job of presenting a candidate in a conservative riding for the NPD in the last canadian election (kinda like going democrat in texas). I’m a libertarian so it was not because i’m a believer, i’ve done this for friends, it was quite a ride.

What i will remember of this adventure is how much good organization can make or break almost anything. Here’s a list of things i think are important from my experience.

For big politic parties:

  • Get your main office straight. It took 3 shots and 3 weeks to be able to cash in the campaign money. Checks with wrong name, then good name but send at a wrong address, etc. Election is all about speed, this felt like 1952.
  • Internal communication, we had some journalists who contacted main office and we never even received the memo. So our candidate looked like she does not answer media’s questions. Is it that hard to at least transfer emails?
  • Everyone knew we had 0% chance of winning. But something you don’t do is tell everyone “Hey come work at X place far away because there’s more chance to win there”. Believers are not like machines, you don’t move them around at your will and expect the same results.
  • Why during elections we see 10 349 512 345 ads of everyone bitching everyone, but after the vote, not a single ad to say thank you to voters? Politics is about long term and building trust and commitment. Voters are not something to throw away once they are “used”.

For local ridings:

  • Local organization is the key. You got to have them a long time before the moment you really need them. And for that, you have to trust them, give them the previews, make them fell part of something. Those who feel like a number in a big machine leave really fast. Those that feel like a part of something will stick around like glue. They are the one that stays at the post-vote night even if you lose. Have a team of these guys, and you can beat the crap out of any big organization who does not have that commitment.
  • Be there before the election, and be there after. You have to be someone BEFORE the race, and you have to still be someone after, ever if this time it fails. Meet people, give speeches, don’t wait for the election, build trust long before that.
  • I don’t know in other countries, but here you must have a list of 100 voters signatures of the riding to be a valid candidate. There’s two usual ways to do it. For big parties, they take 100 members and make them sign, for the small parties they go around in a mall and get 100 persons to sign. Instead, why not use this opportunity to go around important leaders of the community and ask them to sign? Totally useless from a logistic point of view, but you show that you care and that you value those persons. Then watch them run around telling everyone about that party that came to personally ask them to sign and enjoy.
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Randy Pausch : The Last Lecture

Carnegie Mellon Professor Randy Pausch (Oct. 23, 1960 – July 25, 2008) gave his last lecture at the university Sept. 18, 2007, before a packed McConomy Auditorium. In his moving presentation, “Really Achieving Your Childhood Dreams,” Pausch talked about his lessons learned and gave advice to students on how to achieve their own career and personal goals. For more, visit www.cmu.edu/randyslecture

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George Carlin 1937-2008

L’auteur du sketch “Seven dirty words” parlant des sept mots que l’on ne peut pas dire à la télévision – Shit, Piss, Fuck, Cunt, CockSucker, MotherFucker, and Tits – est mort récemment d’une crise de coeur à l’âge de 71 ans. Il a d’ailleurs fini devant la cours suprême en 1978 et suite à cette cause le FCC a obtenu ses guidelines pour contrôler les médias sans (du moins selon le système légal) violer le premier amendement. La censure de cet organisme gouvernemental sur le discours public (et son équivalent canadien le CRTC) se fait sentir encore aujourd’hui. L’internet est encore libre, profitons-en!

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Les effets d’une grève

La fusion entre la Téluq et l’Uqam est et sera probablement pour un bout de temps encore un échec digne des plus grandes ambitions de fonctionnaires. Mais bon, ça j’pense que tout le monde qui connait la situation était au courant. Pour les autres:

Moins de trois ans après le mariage entre la Télé-université et l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’union n’est toujours pas consommée. Les bénéfices sur le plan de l’enseignement et de l’administration ne sont pas au rendez-vous, tant et si bien que l’UQAM se penche sur les conditions de l’intégration de la TELUQ à l’université montréalaise et n’exclut pas un divorce.

En plus du manque à gagner en subvention pour les locaux, la fusion de la TELUQ avec l’UQAM n’a pas permis de réaliser d’économies administratives. «Il y a une entente qui fait en sorte que les deux institutions fonctionnent de façon parallèle», affirmait il y a quelques semaines la vice-rectrice à l’administration et aux finances de l’UQAM, Monique Goyette.

La firme comptable PricewaterhouseCoopers, dans son rapport publié en mars sur le plan de redressement de l’UQAM, soulignait cette absence d’intégration réelle. «L’intégration de la TELUQ générerait des économies d’échelle importantes. L’UQAM devrait se référer aux objectifs initiaux du rattachement et revoir les synergies possibles, tant d’un point de vue académique qu’administratif», recommandaient les comptables. Ces derniers suggéraient d’établir un «plan de contingence» rapide si l’on en arrivait à la conclusion que le «rattachement effectif ne peut se faire ou n’est plus souhaitable».

Ce qui est intéressant de cet article – du moins plus que d’apprendre que les universités sont mal gérées (surprise?) – c’est les impacts de sa récente grève des tuteurs:

La TELUQ compte normalement environ 16 000 étudiants (mais un tiers de moins depuis la récente grève des tuteurs) et dispose d’un budget de quelque 30 millions.

Un tiers de la clientèle en bon français, c’est une hécatombe. Et pourtant tout a l’air d’être business as usual du côté de l’administration. Il y a eu un concours pour gagner 5000$ afin d’inciter les gens à s’inscrire à l’été. C’est pas ce que j’appelle un plan de sauvetage digne de ce qui s’est produit. Je ne connais aucune entreprise privée qui survivrait sans se poser de question ni de faire de gros changements après un tel événement. Mais ici, on va passer les déficits au ministère et le piler sur la dette.

Source: Le Devoir

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Finir entre deux gugusses en plastique

Tout le monde crie que vos prix sont trop élevés? C’est faux.

Vous avez besoin d’augmenter votre valeur. Baissez son prix, c’est choisir de sacrifier la qualité, le service, l’innovation et l’excellence. En supposant évidemment que vous êtes en train de faire tout ce que vous pouvez pour créer de la valeur, le faites-vous vraiment? La course au bas prix finit dans un Dollarama, personne n’a envie de voir ses produits vendus dans un Dollarama. Si les gens refusent de payer pour vos produits et services c’est qu’ils n’en ont pas pour leur argent, pas parce que le prix est trop élevé. Vous baisserez vos prix quand vous donnerez le maximum pour ce que vous chargez actuellement, vous verrez ensuite s’il manque réellement de clientèle.

Vous n’êtes jamais une commodité à moins d’en décider ainsi. Et faites ce choix avec prudence, parce qu’une fois sur les tablettes du Dollarama, il n’y a pas de retour en arrière.

Inspiré de l’excellent Seth Godin

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Gentlemen, start your drills

Le prix du pétrole a instantanément modifié le paysage économique mondial en sautant aux alentours de 140 dollars le baril. Soudainement les hypothèques sub-prime, le papier commercial, l’Afghanistan et American Idol tombent tous au deuxième rang des sujets de conversation.

Pour la première fois depuis un sacré bout de temps, le prix du carburant a réellement une influence sur les décisions d’achat de la population, et par conséquent deviennent un enjeu sur lequel les politiciens devraient sauter pour promouvoir le développement économique.

L’Amérique du Nord est assise sur une énorme quantité d’hydrocarbures qui pourraient facilement combler la demande, faire baisser le prix du carburant et stabiliser le Moyen-Orient. Le problème est gouvernemental. L’exploitation pétrolifère en Amérique (quant elle est permise) est incroyablement restreinte et réglementée. La production – à l’exception de l’Alberta qui progresse – stagne pendant que la demande augmente. Pas besoin d’un doctorat en économie pour allumer qu’un jour ou l’autre les deux allaient devenir dangereusement rapprochés et provoquer une flambée des prix.

Une bonne planification du passé aurait à défaut de libéraliser le marché permise une augmentation de l’exploitation pour éviter ce choc. Mais les idées de réchauffement climatiques étaient plus à la mode qu’un vague futur dans lequel l’essence serait à deux dollars du litre. Les politiciens avaient plus de votes à gagner en jouant aux gros bras contre l’essence qu’en laissant les entreprises fournir l’énergie que la population consomme.

Les crises sont toujours un bon moment pour changer les choses, les gens acceptent plus facilement la nouveauté quand ils voient le statu quo comme intolérable. Particulièrement au cours de la prochaine élection américaine, le candidat qui relâchera l’étau étatique sur le marché de l’énergie a de gros points à gagner. Par contre on entend plus parler de taxe sur le carbone – qui fera monter le prix encore plus – qu’autre chose, reste à espérer que le discours changera d’ici l’automne. Il est temps de forer.

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