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Randy Pausch : The Last Lecture

Carnegie Mellon Professor Randy Pausch (Oct. 23, 1960 – July 25, 2008) gave his last lecture at the university Sept. 18, 2007, before a packed McConomy Auditorium. In his moving presentation, “Really Achieving Your Childhood Dreams,” Pausch talked about his lessons learned and gave advice to students on how to achieve their own career and personal goals. For more, visit www.cmu.edu/randyslecture

George Carlin 1937-2008

L’auteur du sketch “Seven dirty words” parlant des sept mots que l’on ne peut pas dire à la télévision – Shit, Piss, Fuck, Cunt, CockSucker, MotherFucker, and Tits – est mort récemment d’une crise de coeur à l’âge de 71 ans. Il a d’ailleurs fini devant la cours suprême en 1978 et suite à cette cause le FCC a obtenu ses guidelines pour contrôler les médias sans (du moins selon le système légal) violer le premier amendement. La censure de cet organisme gouvernemental sur le discours public (et son équivalent canadien le CRTC) se fait sentir encore aujourd’hui. L’internet est encore libre, profitons-en!

Les effets d’une grève

La fusion entre la Téluq et l’Uqam est et sera probablement pour un bout de temps encore un échec digne des plus grandes ambitions de fonctionnaires. Mais bon, ça j’pense que tout le monde qui connait la situation était au courant. Pour les autres:

Moins de trois ans après le mariage entre la Télé-université et l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’union n’est toujours pas consommée. Les bénéfices sur le plan de l’enseignement et de l’administration ne sont pas au rendez-vous, tant et si bien que l’UQAM se penche sur les conditions de l’intégration de la TELUQ à l’université montréalaise et n’exclut pas un divorce.

En plus du manque à gagner en subvention pour les locaux, la fusion de la TELUQ avec l’UQAM n’a pas permis de réaliser d’économies administratives. «Il y a une entente qui fait en sorte que les deux institutions fonctionnent de façon parallèle», affirmait il y a quelques semaines la vice-rectrice à l’administration et aux finances de l’UQAM, Monique Goyette.

La firme comptable PricewaterhouseCoopers, dans son rapport publié en mars sur le plan de redressement de l’UQAM, soulignait cette absence d’intégration réelle. «L’intégration de la TELUQ générerait des économies d’échelle importantes. L’UQAM devrait se référer aux objectifs initiaux du rattachement et revoir les synergies possibles, tant d’un point de vue académique qu’administratif», recommandaient les comptables. Ces derniers suggéraient d’établir un «plan de contingence» rapide si l’on en arrivait à la conclusion que le «rattachement effectif ne peut se faire ou n’est plus souhaitable».

Ce qui est intéressant de cet article – du moins plus que d’apprendre que les universités sont mal gérées (surprise?) – c’est les impacts de sa récente grève des tuteurs:

La TELUQ compte normalement environ 16 000 étudiants (mais un tiers de moins depuis la récente grève des tuteurs) et dispose d’un budget de quelque 30 millions.

Un tiers de la clientèle en bon français, c’est une hécatombe. Et pourtant tout a l’air d’être business as usual du côté de l’administration. Il y a eu un concours pour gagner 5000$ afin d’inciter les gens à s’inscrire à l’été. C’est pas ce que j’appelle un plan de sauvetage digne de ce qui s’est produit. Je ne connais aucune entreprise privée qui survivrait sans se poser de question ni de faire de gros changements après un tel événement. Mais ici, on va passer les déficits au ministère et le piler sur la dette.

Source: Le Devoir

Finir entre deux gugusses en plastique

Tout le monde crie que vos prix sont trop élevés? C’est faux.

Vous avez besoin d’augmenter votre valeur. Baissez son prix, c’est choisir de sacrifier la qualité, le service, l’innovation et l’excellence. En supposant évidemment que vous êtes en train de faire tout ce que vous pouvez pour créer de la valeur, le faites-vous vraiment? La course au bas prix finit dans un Dollarama, personne n’a envie de voir ses produits vendus dans un Dollarama. Si les gens refusent de payer pour vos produits et services c’est qu’ils n’en ont pas pour leur argent, pas parce que le prix est trop élevé. Vous baisserez vos prix quand vous donnerez le maximum pour ce que vous chargez actuellement, vous verrez ensuite s’il manque réellement de clientèle.

Vous n’êtes jamais une commodité à moins d’en décider ainsi. Et faites ce choix avec prudence, parce qu’une fois sur les tablettes du Dollarama, il n’y a pas de retour en arrière.

Inspiré de l’excellent Seth Godin

Gentlemen, start your drills

Le prix du pétrole a instantanément modifié le paysage économique mondial en sautant aux alentours de 140 dollars le baril. Soudainement les hypothèques sub-prime, le papier commercial, l’Afghanistan et American Idol tombent tous au deuxième rang des sujets de conversation.

Pour la première fois depuis un sacré bout de temps, le prix du carburant a réellement une influence sur les décisions d’achat de la population, et par conséquent deviennent un enjeu sur lequel les politiciens devraient sauter pour promouvoir le développement économique.

L’Amérique du Nord est assise sur une énorme quantité d’hydrocarbures qui pourraient facilement combler la demande, faire baisser le prix du carburant et stabiliser le Moyen-Orient. Le problème est gouvernemental. L’exploitation pétrolifère en Amérique (quant elle est permise) est incroyablement restreinte et réglementée. La production – à l’exception de l’Alberta qui progresse – stagne pendant que la demande augmente. Pas besoin d’un doctorat en économie pour allumer qu’un jour ou l’autre les deux allaient devenir dangereusement rapprochés et provoquer une flambée des prix.

Une bonne planification du passé aurait à défaut de libéraliser le marché permise une augmentation de l’exploitation pour éviter ce choc. Mais les idées de réchauffement climatiques étaient plus à la mode qu’un vague futur dans lequel l’essence serait à deux dollars du litre. Les politiciens avaient plus de votes à gagner en jouant aux gros bras contre l’essence qu’en laissant les entreprises fournir l’énergie que la population consomme.

Les crises sont toujours un bon moment pour changer les choses, les gens acceptent plus facilement la nouveauté quand ils voient le statu quo comme intolérable. Particulièrement au cours de la prochaine élection américaine, le candidat qui relâchera l’étau étatique sur le marché de l’énergie a de gros points à gagner. Par contre on entend plus parler de taxe sur le carbone – qui fera monter le prix encore plus – qu’autre chose, reste à espérer que le discours changera d’ici l’automne. Il est temps de forer.